Du fantomatique dans la musique : le cas Basinski (3/3)

J'ai pour cette série d'articles pensé à écouter quelques morceaux qui me semblaient significatifs. Le plus marquant est Disintegration Loops de William Basinski, qui est sans doute un des évènements esthétiques les plus décisifs de ces dernières décennies. Basinski, minimaliste new-yorkais tendance Steve Reich / Philip Glass, fouille dans ses tiroirs, découvre des vieux morceaux qu'il avait enregistré vingt ans plus tôt. En les écoutant, il est saisi : ce n'est plus la même musique, ce qu'il entend n'est plus ce qu'il avait enregistré au départ, c'est autre chose, une tentative échouée de justement retranscrire ce réel perdu. À toute vitesse, Basinski se décide à numériser les bandes de peur qu'elles se dématérialisent encore. [...]

La suite à lire chez nos chers amis Peur Bleue.

Julien LL.  

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