En vrac : Arrington de Dionyso | Paolo Fresu | Peaking Lights

Un peu de musique étrange aujourd'hui. Ok ?

Arrington de Dionyso's Malaikat Dan Singa - Suara Naga

Arrington de Dionyso joue, dixit son label, de la "trans-utopian world music". Intéressant non ? Cela donne une sorte d'architecture rock aspirée dans un tourbillon d'ésotérismes géographiquement éclatés, avec pas mal de connivences en particulier avec les musiques sud-asiatiques. L'intérêt du disque est double : à la fois parce qu'on a rarement entendu pareil mélange, mais aussi parce que tout ça n'est pas sans posséder une certaine forme d'immédiateté. L'urgence du punk associée au décloisonnement des musiques expérimentales. Je n'en parle pas plus car les outils me manquent, mais Suara Naga est un "must have". 8/10.


Paolo Fresu, A Filetta Corsican Voices, Daniele Di Bonaventura - Mistico Mediterraneo

Autre proposition musicale inattendue, Mistico Mediterraneo qui réunit Paolo Fresu, trompettiste italien très en vue, ainsi que le bandonéon de Di Bonaventura et surtout A Filleta, groupe très progressiste de polyphonies corses. Leur alchimie est parfaite et le titre de l'album donne le ton : l'humeur est méditative – la Méditerranée sans carte postale –, et le tout est empreint de nostalgie sans s'éloigner d'un vrai effort spirituel. Disque hautement recommandable, pour l'originalité de son line-up et la conviction de son propos. 7,5/10.





Peaking Lights - 936

L'influence du dub dans les cercles rock, on l'a au départ surtout repéré avec Public Image Limited. Dans les nouvelles scènes psychés, on la retrouve un peu partout, chez Sun Araw et les Pocahaunted par exemple. Les Peaking Lights sont des rejetons de ces scènes-là, avec des espèces de longues jam sessions noisy et pleines de basses hypnotiques. Le tout n'est pas fulgurant mais appréciable, avec deux-trois touches d'electro 80's pas forcément bien rendues et qui néanmoins apportent de la singularité et de la bizarrerie. Sympathique disque mineur. 6,5/10.

3 commentaires:

Mmarsupilami a dit…

Pour aider sur Arrington, un passage déjà écrit :

Ca ressemble à un improbable cross over entre Klaus Balsquiz (premier chanteur de Magma), Captain Beefheart et Tom Waits. Une musique d'alcoolique en délire où se croisent à l'occasion de longs sons de bambous, un saxo psychotique et des incantations rauques. Arrington lui-même dit qu'il chante en Indonésien pour mieux refléter les poèmes de William Blake et les passages du Zohar.

Il faut d'ailleurs regarder les pochettes dans l'esprit de Blake!
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:William_blake_beatrice.jpg

Bref, c'est un allumé complet!
;)-)

Mmarsupilami a dit…

D'accord aussi à propos du Peaking lights : ça s'écoute sans renverser les foules...

Julien Lafond-Laumond a dit…

Ha Ha, ce Arrington est vraiment trop fou.