En vrac : Arbouretum | Virus | SubRosa

En vrac, mais pas totalement. Il y a beaucoup trop de disques dont je voudrais dire quelques mots, alors je fais des petits tas. Ici ça en sera un de guitares rêches, bluesy et pesantes.

Arbouretum : The Gathering

Disque de confort, réalisé avec beaucoup de nonchalance et d'humilité, The Gathering fait dans le pur blues-rock seventies bien crade et répétitif. La lourdeur des guitares pourrait le faire tendre vers le stoner, mais avec la voix de Dave Heumann, mélodique et bien psyché, on reste dans le giron d'un bon vieux rock à l'ancienne, souillé et poétique. Joli trip, quoiqu'un peu court en bouche. 6/10.





 Virus : The Agent that Shapes the Desert

Beaucoup plus ample instrumentalement, Virus fout des basses schizoïdes et du jazz chelou dans son gros chaudron plein de guitares lourdes et dissonantes. Le projet de fond n'est pas celui d'Arbouretum : ici ça pue le vice et l'expérience limite – Virus n'est pas pour rien une émanation du monstrueux projet avant-gardiste Ved Buens Ende. Du coup, rien de cool à l'horizon, le plaisir qu'on prend est sale et cérébral, pas très facile d'accès puisqu'aucune imagerie forte ne s'en dégage, si ne ce n'est l'étrange chimère d'un désert qui serait devenu glacial et clinique. 6/10.
 


SubRosa : No Help For The Mighty One

Au petit jeu de celui qui descendra dans les fréquences les plus basses, SubRosa gagne haut-la-main. Mais le groupe n'en est pas vraiment effrayant pour autant : la production est certes monstrueuse, mais l'ensemble évoque surtout des Swans côté Jarboe en bien moins inquiétants. Les arrangements pleuvent, ils sont fins mais pas horrifiques. SubRosa est en fait plus plus sludge que doom, plus porté vers une dream-pop surlourde que des constructions vraiment terrifiantes et sinistres. À savoir ce qu'on cherche, donc. Pour ma part, je reste sur ma faim : beaucoup de talent mis à l'œuvre pour un résultat finalement assez édulcoré. 6/10.

1 commentaires:

Mmarsupilami a dit…

Parfaitement d'accord à propos de Subrosa! Je trouvais pas le terme paradoxal mais, c'est clair, il y a du dreamy là-dedans. Et, au résultat, on pourrait en attendre plus...
:-)