DCDL XX, le printemps avant l'heure

DCDL XX Copié/Décalé | L'Amateur



DCDL XX Copié/Décalé | L'Amateur

1 Washed Out - Feel It All Around (Toro Y Moi Remix)
2 Metronomy - A Thing For Me" (Breakbot remix)
3 Hidden Cat - Shooting Stars (Bag Raiders Cover)
4 Koudlam - Eagles of Africa
5 Bibio - Lover’s Carvings (Letherette Remix)
6 Tim Exile - Body Ginger
7 José James - Black Magic (Joy Orbison Remix)
8 Darkstar - Automating
9 Four Tet - Love Cry" (Joy Orbison Remix)
10 Joe - Rut
11 James Fox - Put It Back (Ramadanman Refix)
12 DRT - Rising Sun (The Boog-A-Loo Crew Remix)
13 Florence and The Machine - You’ve Got the Love (The xx Remix
14 2smart - Groovy Day

L'Amateur, c'est d'abord la voix d'une des émissions radio les plus cool qu'on connaisse, Bienvenue au club, tous les mercredi soir sur Radio Grenouille. Mais si nous l'avons invité à notre série de mixes, c'est aussi parce qu'il est un excellent dj, à la culture formidablement vaste et colorée. Il nous le prouve une fois de plus avec un set qui annonce les beaux jours du printemps ; d'abord chillwave puis chillstep, son enregistrement "one shot" est un gros coup de soleil avant l'heure.



I'm on fire


Vendredi soir, soirée en amoureux. On écoute Flagrant Fowl (Pocketknife et Cousin Cole), leur Tambourine Dream. C'est pas tout neuf, Bruce Springsteen non plus d'ailleurs.


To Fradi Frad, with love.

Nostalgie Move D


Move D à New-York, en live au MoMa, quel souvenir quand même. Tu t'en souviens Clément ? Et toi Bou ? Je crois qu'avec Jonah Sharp ils avaient joué ce morceau, Hood, qu'on trouve sur l'album Kunststoff. Un rêve de techno planante. J'en suis amoureux. Surtout quand je m'ennuie.

Hood by user1171490

Les meilleurs Gilles du web

Le principe est simple : tu tapes un prénom dans Google images, et en 5 minutes tu dois sélectionner 5 portraits que tu aimes plus que les autres. C'est un jeu que je fais depuis toujours. Là je me suis fait une session de Gilles.






Comme accompagnement musical j'ai choisi Galaxie 500. L'occasion de dire à ceux qui ne le savent pas encore toute leur discographie va être rééditée le mois prochain chez Domino Records. Galaxie 500, c'est le prototype du groupe qui passe inaperçu en son temps et dont le culte se construit dans l'après-coup, bien après leur mort. On dit d'eux qu'ils ne sont pas pour rien dans l'émergence du slowcore et du shoegaze. C'est vrai, mais sur un morceau comme Strange, on entend aussi du Mojave 3, dix ans en avance.

Strange by user1171490

S.F. Sorrow

Je jubile à chaque fois que je découvre un groupe meilleur que les Beatles. Parmi leurs contemporains s'entend, sinon ma vie ne serait qu'une succession ininterrompue d'explosions de joies. Pourquoi j'aime aussi peu les Beatles ? C'est une autre question, faudrait que je passe sur le divan avant d'envisager une réponse. En tout cas la découverte des Pretty Things m'a ravi, et encore plus que d'habitude. Car non seulement les Pretty Things étaient anglais, jouaient à la même époque que les Beatles, mais ils ont en plus enregistré S.F. Sorrow à Abbey Road, en même temps qu'une salle à côté les autres guignols enregistraient leur Sergent Pepper. Détail amusant, les Pretty Things arrêtaient pas de piquer en douce des instruments, notamment le sitar de George Harrison, parce qu'eux étaient trop fauchés pour s'en payer des nouveaux.

S.F. Sorrow est le premier opéra rock de l'histoire. Avant donc le Tommy des Who. Mais comme la sortie de S.F. Sorrow a été retardée aux États-Unis, le disque s'est fait descendre, accusé d'être une pâle copie de Tommy, alors que précisément c'était l'inverse (ce que Pete Townsend reconnaît tout à fait humblement). Mais bon, ça c'est des broutilles d'historiens ou de fans impérialistes. L'important reste quand même qu'S.F. Sorrow est un disque passionnant, efficace et aventureux, beau et gras quand il faut. L'histoire qui est racontée, je m'en bats le steak, mais libre à vous d'explorer ce concept album comme vous l'entendez.



Shiseido

Ce monde de rosée
Est un monde de rosée
Et pourtant, pourtant

-

Une demeure sans saké
C'est vexant
Mais quels chrysanthèmes

Shiseido by user1171490

Haïkus : Issa Kobayashi
Illustration : Dolls (Takeshi Kitano, 2002)
Musique : Shiseido (Christian Fennesz, 2001)

DCDL XIX, l'inspecteur aux platines

DCDLl XIX | Dale Cooper




DCDL XIX - Nature et Découverte(s) | Dale Cooper

01. Joy Orbison – J. Doe [Doldrums / 2009]
02. Hackman – Pistol in Your Pocket (Hypno’s Tight Pants Mix) [Fabric / 2010]
03. Martyn – Friedrichstrasse [Fabric / 2010]
04. Untold – Don’t Know, Don’t Care [Hemlock Recordings / 2009]
05. Julio Bashmore – Footsteppin’ [unreleased]
06. Hanuman – Bola (Atki2 Remix) [Idle Hands / 2010]
07. Sunday Roast – After All This Time [Uk Funky.com / 2009]
08. Atki2 & Dub Boy – Tigerflower [Idle Hands / 2010]
09. Round Table Knights – Calypso [Made To Play / 2010]
10. Chernobyl feat. Praga – Balanca (Renaissance Man Remix) [Exploited Germany / 2009]
11. Qoso – Haunted [Scion A/V Remix / 2010]
12. Douster feat. Spoek Mathambo – Punani (Original Mix) [Esp Records / 2010]
13. Edu K – Flutesnoot (Daniel Haaksman Bacardi B-Live Remix) [unreleased]
14. French Fries – Senta (Original Mix) [Youngunz / 2010]
15. Twist It! – Funky Monkey [unreleased]
16. Bart B. More - Romane [Sound Pellegrino / to be released]

Pour y avoir vécu, je peux vous le dire : malgré ses Siestes Electroniques, Toulouse n'est pas (plus) la ville rêvée des clubbers. Pour nous autres ravers de salon, rien de bien grave. Mais il en est qui aiment à frotter leur c*l parterre, du jeudi au samedi soir. Le blog High Maintenance in Toulouse leur est originellement destiné, se fixant pour mission première de médiatiser l'actualité electro toulousaine. Cette dernière n'étant pas folichonne, nos amis Dale Cooper, Nikki Sonic et Rouge Baiser élargissent régulièrement leur propos à la scène électronique en général, française et internationale. Le mix que nous vous proposons ce soir est à l'image de la musique que l'on entend sur leur blog : raffinée et punchy. Aux platines, pour votre plus grand plaisir, Daaaaaaaaale Cooooooooooooper.

Curling & Prog

Ce soir nous serons bizarres. La vidéo que je vous mets d'abord est un truc vraiment étrange : curling + chute + dispositif expérimental – Gus Van Sant par un enfant de trois ans. Je peux vous dire que quand je suis tombé là-dessus je me suis senti un peu con. Et je l'associe pour ce billet à du rock prog bien radical avec les Flower Kings. Ha putain les Flower Kings, qu'est-ce que je les aime ! Le prog dans toute sa splendeur, une esthétique d'une nullité accablante, un mauvais goût musical assez insensé et pourtant, pourtant une musicalité énorme et une technique instrumentale hors du commun. Je ne suis plus tout à fait fier de posséder plein de disques originaux de ces Suédois, mais qu'est-ce qu'ils sont chouettes quand même !




José James et l'électronique

Le deuxième album de José James est plutôt bien salué sur GMD, My(Good)Zik ou à plein d'autres endroits très recommandables. Il y a grosso modo unanimité autour de Blackmagic : beau disque, voix de velours mais tentative un peu approximative de se moderniser. La collaboration avec Flying Lotus sur trois morceaux est effectivement assez douteuse, mais ce qu'aucune critique n'a noté, c'est la particularité du morceau Warrior. Bon, j'avoue, faut le savoir, et en plus ça n'a rien de très essentiel, mais Warrior est un titre bien étonnant : c'est une reprise jazz de Benga, maître – un peu discret ces temps-ci – du dubstep. Et là je trouve que José James tape carrément dans le mille.

Warrior by ABC Asia



Pour finir sur ce sujet, Blackmagic et son rapport à la modernité électronique, notons que Gilles Peterson son patron de label a eu la bonne idée de sortir quelques remixes bien sentis. A l'époque de The Dreamer le grand Gilles avait notamment invité Moodymann à faire ce travail, nous en parlions ici. Cette fois-ci on fait encore dans le lourd, les relectures sont signées Joy "you're my god" Orbison, Untold, dOP et Izmabad (Karizma + Simbad). Voici les deux meilleures :




Lindstrøm & Christabelle - Real Life Is No Cool (7/10)

On a traditionnellement coutume de faire débuter la carrière d'Hans-Peter Lindstrøm en 2005 avec "I Feel Space", tube baléarique ultime ayant réussi l'exploit d'investir les clubs les plus beaufs et généralistes d'Ibiza. Depuis, pas mal d'eau a coulé sous les ponts et Lindstrøm s'est construit un empire : il est devenu le maître à penser de la génération nu disco – tant dans son versant progressif et expérimental que dans sa culture dancefloor de l'edit. Ce qu'on oublie un peu trop souvent dans cette histoire, c'est qu'avant "I Feel Space" il y avait eu "Music (In My Mind)", deux ans auparavant. "Music (In My Mind)", c'est trois minutes irrésistibles de disco vocal avec la chanteuse Christabelle (aussi connue sous le nom de Solale). Pas de rythmes étirés, pas d'ambitions psychédéliques, la sensualité est immédiate, directe, presque calibrée. Et quand on connaît l'ensemble des sorties du Norvégien, on sait à quel point ce genre de morceaux fût rare et isolé. Sauf qu'à toujours vouloir fourrer son nez partout, Lindstrøm est revenu à la charge, récemment, et il a exploré cette seule branche du genre qu'il ne côtoyait que de loin : le disco chanté, l'instrumentation discoïde au service d'une voix. Et voilà qu'on se retrouve aujourd'hui avec Real Life Is No Cool, disque collaboratif avec Christabelle qui reprend leurs quelques travaux précédents en les agrémentant de beaucoup de nouveautés.

Rappelant la dualité Donna Summer / Giorgio Moroder, les deux Scandinaves nous offrent un beau disque bancal, ni vraiment pop, ni vraiment aventureux, un peu écartelé entre effets barrés et tentations grand public. Real Life Is No Cool est en fait un disque saccadé et inconstant, parfois très poussif, mais dont les éclairs de génie sont vraiment renversants. Il est d'ailleurs étrange de voir cohabiter des titres aussi inégaux. La reprise de Vangelis ("Let It Happen") est par exemple une horreur impensable dont la nullité est d'autant mieux soulignée qu'elle fait suite au merveilleux et très sexuel "Lovesick". Les grandes réussites ne manquent pas (le funk très Michael Jackson de "Baby Can't Stop" ou la très jolie pièce romantique "High & Low"), mais il y a un sentiment de bordel qui peut rendre l'écoute de cet album très crispante. Voilà pourquoi nous resterons réservés sur Real Life Is No Cool, malgré la voix divine de Christabelle, malgré le pouvoir de séduction de Lindstrøm et malgré une poignée de titres pour le moins essentiels. Mais réservés ne veut pas dire – c'est important de le préciser – déçus ou amers, car on tient-là tout de même une belle preuve que Lindstrøm est un gourou, un vrai, un leader qui ne laissera jamais le disco filer sans lui – et tant mieux pour nous.




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Camarades Aliens !

"Depuis des centaines, probablement des milliers, d’années, le monde a été patiemment observé par nos camarades des autres planètes. L’énorme poids de l’évidence qui confirme ce fait explique pourquoi cette vision est maintenant devenu hégémonique. 58% des Américains croient que leur gouvernement est impliqué dans l’occultation du phénomène OVNI (Skeptical Inquirer Magazine, 1997). Après Roswell, seuls les conservateurs les plus ignorants et les plus irrationnels, ainsi que les flagorneurs gouvernementaux les plus dogmatiques, peuvent nier que nous avons eu des contacts avec des extra-terrestres. Pourquoi les gouvernements de ce monde s’acharnent-ils tellement à camoufler cela? Ce n’est pas pour des raisons de sécurité, parce que si nos visiteurs étaient impérialistes, ils nous auraient envahi depuis bien longtemps. En réalité, c’est parce que n’importe quelle civilisation assez intelligente pour mettre au point le voyage inter-galactique doit avoir évolué vers l’inévitable stade final qu’est l’utopie communiste. Les gouvernements du monde sont terrifiés à l’idée que nos camarades Aliens puissent diffuser les idées qui pourraient radicaliser la société, détruire leur autorité et redistribuer équitablement les biens de la classe dirigeante. Au lieu de poursuivre sans but les aspirations des gens ordinaires, le MUG a pour objectif de faciliter la Révolution en faisant pression sur le Labour Party pour qu’il fasse preuve d’une plus grande ouverture sur les questions concernant les OVNIs"

Deux possibilités :

1 Tu crois que les Aliens sont effectivement des cocos très évolués et qu'avec eux les fêtes de l'Huma vont devenir cosmiques. Alors tu écoutes ce tout récent edit de Pilooski :



2 Tu ne crois en rien ce tissu de mensonges et tu es certain(e) que les Aliens sont belliqueux et qu'ils préparent en fait un génocide. Alors tu écoutes Aes Dana qui illustre bien ce que sera la terre après la razzia verte :



J'exclus la troisième possibilité "tu ne crois pas aux aliens", car si c'est le cas, tu n'as rien à faire sur ce blog. Reviens quand tu auras lu l'article ci-dessus en entier, à cette adresse.

Beach House - Teen Dream (7/10)


Teen / Dream / Beach / House. Voilà quatre mots qui à la fois définissent un groupe, nomment un album et décrivent un état d'esprit et un projet. Rêves de plage entre quatre murs d'une chambre d'ados, propulsion dans un ailleurs idyllique, les deux résidents de Baltimore ne parlent que de ça. Victoria Legrand (nièce du compositeur Michel) et Alex Scally font manifestement leur musique pour s'évader de cette ville tordue, pour quitter la terre ferme et se déconnecter des exigences de l'ici et maintenant. Leur troisième album, plus encore que les deux précédents, est un hymne à la rêverie diurne, à cet état vaporeux où la fantaisie s'immisce dans les moindres rouages du quotidien. Et en cela, dans l'optique de se laisser complètement aller aux plaisirs délicieux de l'imaginaire, il n'y a pas beaucoup plus efficace que Teen Dream. Beach Bouse y formule une conception parfaite de la pop onirique, immédiatement préhensible tout en gardant un aspect profondément évanescent. La recette est simple : des mélodies luxueuses, évidentes, et une attention de tous les instants pour dilater la texture musicale à coup de synthés duveteux, de delay et d'effets d'échos en tous genres. Le résultat est clairement impressionnant de justesse et de maîtrise – les Beach House ne se sont pas trompés d'un pouce. Et pourtant on a du mal à parler de Teen Dream comme d'un chef-d'œuvre, la faute à un sentiment de contrôle un peu trop prononcé.

Ce disque est en fait une autoroute, on fonce à fond les ballons vers le pays des songes et il n'y aucune aspérité, aucune déviation, pas le moindre charme du voyage improvisé. On a surtout l'impression que Beach House est une machine à produire du rêve. Ça marche, très bien même, mais ça tourne toujours de la même façon. Et nous, du coup, dans notre position d'auditeur, nous sommes un peu plus que d'autres fois dans le pur registre de la consommation. On veut du plaisir musical, on nous en donne : on nous offre de l'extase en track. Rien de plus, rien de moins. Pas de surprise, pas de bizarrerie, on a ce qu'on cherche et à la fin il ne reste plus qu'à appuyer sur play de nouveau. Le rêve est formaté, typique dirait Freud. L'exil prôné par Beach House est une chimère ; au mieux sommes-nous du côté du simulateur et du circuit sur rail. Ça n'empêche pas de prendre sa dose, car Teen Dream est peut-être le produit de l'année. Mais au fond, que restera-t-il une fois les années passées ? Les Beach House sont en fait tellement à l'aise dans leur époque qu'on tendrait à les confondre avec, et c'est précisément là que le bât blesse.



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DCDL XVIII, Bucarest is in the house

gunrunningi




DCDL XVIII | Dorroo

1. Fuse - Intro (From Our Minds To Yours) (Tiefschwarz Remix) / Plus 8 Records
2. Telefon Tel Aviv - Immolate Yourself (Ben Klock Jack Mix) / Bpitch Control
3. Kevin Gorman - Shakey Stripped / Mikrowave
4. Alex Bau - Full Method Jacket (Gary Beck Remix) / Credo
5. Christian Smith & Reset Robot - Elixir (Gary Beck Remix) / Excentric Muzik
6. Gimikk (aka Daniel Sanchez and E-Contact) - Accomplish Sickness (Paco Osuna Remix) / 100% Pure
7. Santos - Llama Inesperada (Paul Ritch Remix) / Figure
8. Kris Wadsworth - Deep Inside / Dark Energy Recordings
9. Dj Sneak - Throw Your Hands Up / Strictly Rhythm
10. Marco Bailey - Filter Bitch / Bedrock Records
11. Dorroo - The Boss With No Balls / free download from musicarena.ro
12. Lou2 - Freaky (The Freaky Mix) / Strictly Rhythm

On a découvert Dorroo d'une des manières les plus classes qui soient : via un live de Carl Cox, le Carl Cox and Friends At Space Ibiza. Nous avons aimé le morceau qui était playlisté, nous avons poussé un peu plus loin : nous avons aussi aimé le reste. Et puis on a appris que ce dj était roumain... On ne pouvait décidément pas le laisser filer comme ça ! La bonne surprise, ce fut aussi de découvrir qu'il était un personnage attachant, très abordable, et qu'en plus il était particulièrement ouvert. Pas de guerres de clochers avec Dorroo, il aime autant la minimale allemande que la funky house et bien sûr la techno. Le mix dont il nous gratifié est à ce titre exemplaire : puissant, évolutif et bien pensé ; on ne peut pas s'empêcher de bouger la tête et c'était plutôt le but de l'opération.

Dorroo sur MySpace
Dorroo sur Soundcloud

Black Sessions

Pas de podcast aujourd'hui. Clément fait un tour en camion. Il faudra donc attendre demain. En attendant je vous fais petite sélection black, avec quelques perles soul et funk complètement oubliées et qui ont été rééditées récemment. Comme quelques infos manquent sur les fenêtres youtube, je vous donne les références précises. On commence avec Harlem Shuffle de Vigon, marocain naturalisé français qui quarante après est réhabilité. On poursuit avec Betty Moorer, qui n'a sorti qu'un 45 tours dans sa carrière et on se demande encore pourquoi. Et on finit avec Checker Kabb qui lui, encore mieux, n'a sorti qu'un titre dans toute sa vie. C'était By My Side en 1983.





Frivolous

Daniel Gardner aka Frivolous arrive sur Cadenza Records et c'est violent. C'est pas un bleu, il a déjà deux long-formats à son actif, mais c'est la première fois qu'il apparaît dans une structure aussi médiatique. Et il laisse pas filer l'opportunité qui se présente à lui : son Couples Therapy s'impose comme un des meilleurs EP tech-house sortis en 2010. My Consciousness est vraiment une merveille, regardez. Et après je vous mets un live tendance cocooning qui vous aussi le détour.





Une dernière chose, qui n'a au fond pas grand intérêt, mais qui me trouble suffisamment pour que je la fasse partager. L'animal de compagnie le plus bizarre du monde. C'est un capybara, un très gros rongeur d'Amérique du Sud. Deux questions me taraudent : pourquoi une famille a-t-elle voulu en faire un animal de compagnie ? Et pourquoi une bête aussi naze n'est pas encore morte et éteinte ? À choisir, j'en tuerais 100 comme ça pour sauver un panda.


Four Tet & Another Electronic Musician

Le seul mois de janvier aura vu sortir deux superbes albums tendance electronica. Un point commun entre There Is Love In You de Four Tet et States of Space d'Another Electronic Musician, tous deux font partie de cette tendance très progressiste de l'IDM qui s'ouvre au 4/4 et aux nouvelles sonorités house, techno et dubstep. En plus, c'est cool, les deux morceaux que je vous présente ont à chaque fois de très jolies vidéos qui les accompagnent.





Bonus : Plaid, en 1997, était déjà en 2010. À voir ici.

DVDthèque idéale des 00's

De l'action, du suspense, du rire, de l'émotion, de la réflexion et du frisson, voici la dvdthèque idéale des années 2000. Il ne s'agit pas d'un classement ou d'un quelconque top, ce n'est qu'une sélection cohérente et équilibrée de dix films qui, pris ensemble, font une belle rétrospective de cette décennie passée.

Supergrave (Greg Mottola, 2007)
Le film le plus emblématique de la galaxie Apatow qui a changé la donne dans la comédie américaine. L'humanisme repasse devant le gag et c'est beaucoup de choses qui changent.


Zidane, un portrait du XXIème siècle (Philippe Parreno, 2006)
Le mythe Zidane placé au prisme d'un dispositif expérimental impressionnant : 17 caméras qui le scrutent tout un mach durant. Le résultat interpelle : abstrait, absurde et mélancolique, ce documentaire en dit long sur les contradictions contemporaines et le rapport à l'image.



Miami Vice (Michael Mann, 2007)
Chemins croisés pour Michael Mann : à mesure que sa mise en scène s'enrichit, ses scénarios s'appauvrissent. Son Miami Vice est un curieux objet en apparence tout lisse, mais dont la sève cinématographique se trouve dans l'arrière-plan, hors de l'action, dans un espace contemplatif qui ne réclame aucun jeu et aucun geste. Théoriquement passionnant.


Là-Haut (Pete Docter, 2008)
Pixar utilise le film d'enfant pour parler d'un sujet qui même pour l'adulte n'a rien de clair. Point de salut à trop chérir son passé, la seule chose qui importe est d'exister, au présent, dans le regard de celui qui nous côtoie. Avec toujours beaucoup de douceur et d'humour, Pete Docter & Cie donnent une leçon de dramaturgie classique. Et c'est bouleversant.


Millennium Mambo (Hou Hsiao-Hsien, 2001)
Mon film préféré all time. Initiation au ralenti d'une jeune fille paumée, stupéfiante poésie visuelle, discours ultime sur l'ennui contemporain, Millennium Mambo est incontournable.


Cloverfield (Matt Reeves, 2008)
Impossible de ne pas mettre dans cette sélection un film de la mouvance "real movie", à relier directement avec les grands bouleversements technologiques et médiatiques de ces dernières années : images pour tous, par tous et confusion réel/fiction. J. J. Abrams synthétise à merveille cette révolution et surtout il la sublime. C'était pas gagné.


Mysterious Object At Noon (Apichatpong Weerasethakul, 2000)
Le premier film du réalisateur le plus indispensable de notre époque. Le pitch est surréaliste, un cadavre exquis anthropologique où des civils thaïlandais sont invités à imaginer une histoire que l'équipe de tournage filmera ensuite. Ce documentaire est d'une inventivité et d'une richesse étourdissantes. Et il n'est tourné qu'avec trois bouts de ficelles.


La Guerre Des Mondes (Steven Spielberg, 2004)
Le meilleur film de Spielberg sur la Shoah, le meilleur film sur le 11 septembre, le blockbuster le plus spectaculaire et le plus habité de la décennie. What else ?


OSS 117 : Rio ne répond plus (Michel Hazanavicius, 2008)
Plus qu'un vent de fraîcheur, cet OSS 117 est un ouragan. Putain mais que les comiques français comprennent une bonne fois pour toute que l'humour à l'écran c'est aussi de la mise en scène et du vrai cinéma. Subversif, cultivé et bien sûr à hurler de rire, Rio ne répond plus est indéboulonnable comme meilleur comédie française depuis ma naissance.


Ten (Abbas Kiarosami, 2001)
La place de la femme dans l'Islam, je crois qu'on peut pas trouver plus actuel comme débat. Kiarostami, avec dix séquences, avec un dispositif en simple champ-contrechamp dans une bagnole, restaure à cette question toute sa complexité et sa dignité. Beau, noble, et comme tout film de Kiarostami : formellement aventureux.

Midlake - The Courage Of Others (9/10)


C'est nouveau mais pas si nouveau, dorénavant je publierai ici les chroniques que j'écris pour Goûte Mes Disques. Pour des raisons d'emploi du temps et de positionnement éditorial, cela me paraît être plutôt pertinent. Mais n'oubliez pas de quand même consulter Goûte Mes Disques aussi souvent que possible.

À propos de The Courage Of Others on pourrait écrire à la manière de quelques chroniqueurs sombres, poètes patentés pour qui l'existence est difficile sans métaphores vétustes et mises en situations littérales. On pourrait raconter une balade imaginaire dans les bois d'une région froide, seul avec notre solitude, ivre de tristesse, marchant sur un sentier où les branches sont comme nos souvenirs en ruines. Quel désespoir ! Heureusement que Mère Nature est là, soucieuse de nous, radieuse toujours, nous offrant comme beau miroir sa vigueur téméraire et ses renaissances saisonnières. Et la rivière qui nous lave, lave notre malaise, nettoie les plaies de notre âme et cicatrice nos blessures... Au milieu de cet horrible développement, on essaierait de citer quelques titres de chansons comme "Winter Dies", "Core Of Nature" ou "Small Mountain", genre quand l'hiver meurt, au cœur de la nature, je vis et je sens le courage des autres, perché sur la petite montagne. Et ainsi de suite.

Une telle critique serait sans doute rigolote, voire un peu pathétique, mais elle n'en serait pas moins cohérente avec son sujet : un troisième album de Midlake qui fait déjà tirer la tronche à pas mal d'amoureux du précédent – le grand et miraculeux Trials Of Van Occupenther. Le fait est que Midlake a fait des choix qui s'avèrent discutables. Finis les Fleetwood Mac version Radiohead, tempo soutenu et mélancolie légère, les Texans ont cette fois opté pour des chansons plus renfermées et moroses. Elles sont lentes et – même à y regarder de près – se ressemblent toutes. Autrement dit, il est facile de s'y emmerder. Mais on ne peut s'arrêter à un tel constat, pas quand on parle d'un groupe porteur d'un patrimoine musical si différent des autres, si proche du témoignage historique et de l'archéologie folk. Car avec Midlake on ne cite pas Dylan ou Nick Drake, on ne répète pas deux trois schémas que mille autre groupes rejouent indéfiniment. The Courage Of Others nous parle d'un folk que l'on n'entend plus que dans quelques contrées lointaines, là où quelques égarés dépoussièrent régulièrement leurs vinyles de Donavan, Pentangle ou Steeleye Span. En somme, un folk britannique assez psychédélique, un peu médiéval et pas si éloigné que ça des univers décrits par Tolkien. La filiation de ces groupes ? Des formations dark, souvent réac et strictement folkloriques comme Current 93 et In Gowan Ring. Midlake les rejoint dorénavant, avec leur capacité à simplifier sans vulgariser, avec leur propension à se faire écouter (d'abord) et se faire aimer (ensuite).

Ce troisième album n'aura pas la réputation du précédent, faute de tubes et de diversité, mais il restera le beau disque mineur d'un groupe majeur. S'affinant encore dans la maîtrise des arrangements et des parties instrumentales, Tim Smith et sa bande restent à part, un cran au-dessus, le seul groupe célèbre à pouvoir citer Jethro Tull sans rougir, les seuls Américains à pouvoir donner une leçon de folk anglais à qui veut l'entendre, les seules figures indépendantes à donner envie d'écrire comme un lutin déprimé des forêts scandinaves. The Courage Of Others a le charme boisé des grands disques hivernaux, le pouvoir d'évocation des introuvables de foires aux disques ; et c'est pas si mal pour un petit disque linéaire.




Chronique également disponible ici, sur Goûte Mes Disques.

DCDL XVII, pure house

DCDL XVII | Phi-Freak


Phi-Freak | DCDL XVII

1. Trus’me - Sweet mother
2. Niko Marks - I can’t stop
3. Jovonn - Keep on dancin’
4. Trus’me - Good god
5. Dj T - Shine on (Motor City Drum Ensemble remix)
6. Quentin Harris - Haunted (house)
7. Quentin Harris - The shelter anthem
8. Dan Electro - Sing, stomp and shout
9. Moodymann - Music people
10. MN8 - 5katzone
11. Jovonn & Dj Deep - Back to the dark
12. Quentin Harris - Haunted (haunted)
13. AFMB - Sunshine & rain
14. Roy Ayers - Everybody loves the sunshine

Il y a deux semaines on vous avait présenté la house version Alan Kirby, somnolente et moelleuse, très moderne et virtuelle. Aujourd'hui Phi-Freak nous montre la deep-house autrement, plus militante, plus jazzy, plus sèche dans les rythmes et crue dans les samples. Phi-Freak est membre du collectif marseillais Pomdapi, un collectif exigent et intransigeant qui ne cède rien sur ses goûts et ses aspirations. True Electronic Music, quoi. Et avec ce mix, Phi-Freak amène New York et Chicago dans votre salon, avec une sélection pointue et authentique qui récapitule la crème de la house des dix dernières années – Trus'me, Moodymann, Quentin Harris ou encore Motorcity Drum Ensemble. Et si vous passez dans le Sud n'oubliez pas de checker l'agenda du Pomdapi crew. Avec eux vous êtes sûrs de passer une vraie soirée soulful comme on en manque tant. Conseil de consommateur.

Phi-Freak sur MySpace

La maman et la putain

Une vidéo somptueuse ce soir, juste une. La rencontre d'un des plus beaux films du monde, La maman et la putain d'Eustache, avec le guitares noise et les ambiances plombées de Diabologum – le plus grand groupe Toulousain après Zebda (joke). Le résultat me fout en l'air, au moins dix fois plus que les vidéos sordides de la Sécurité Routière.


La playlist idéale de Damien Mingus (My Jazzy Child, Centenaire)

Damien Mingus, revenons-y. Vous avez vu, sa musique est on ne peut plus singulière. Et avec ce genre de personnages, je me pose toujours la question "comment est-ce qu'ils ont pu en arriver là ?". C'est cette curiosité de départ qui a débouché sur cette playlist de cœur, 10 morceaux que Damien a choisi et commenté pour vous.


Sonic Youth - Drunken Butterfly
"Je ne peux pas honnêtement parler de mes gouts musicaux sans évoquer Sonic Youth. C'est le groupe qui m'a fait "basculer", et qui m'a ouvert à une multitude de musiques différentes. C'est via eux que j'ai découvert le rock indé, l'expérimental, le (la?) noise, la pop, le free jazz , la musique contemporaine etc. Quant à ce morceau, ce n'est pas forcément le plus représentatif de Sonic Youth mais c'est pour moi l'alchimie rock parfaite : sensuel, sauvage, expérimental et rock'n'roll."



This Heat - A New Kind of Water
"Je me fais désormais un point d'honneur à parler de This Heat dès que j'en ai l'occasion. D'abord parce que c'est l'un de mes groupes préférés, mais aussi parce que c'est vraiment pour moi le groupe qui mériterait d'avoir une réputation aussi établie et étincelante que celles de Can, du Velvet, de Sonic Youth , de Suicide ou dans une moindre mesure (pour la notoriété), de Gang of Four...
Pour le morceau, j'ai hésité avec The Fall of Saigon, qui est un peu leur "classique" et qui, il faut l'avouer, déchire grave. Mais je mettrai plus A New Kind of Water, un morceau un peu vicieux avec un basse/batterie absolument impeccable dans la deuxieme partie."

A New Kind Of Water by ABC Asia


Meshuggah - I
"I est un long morceau de 20 minutes sorti sous forme de maxi et doté d'une pochette particulièrement horrible (c'est souvent le cas avec ces gars-là ). "I" est un brûlot math-metal (si j'ose dire) absolument fascinant. C'est mental, ca prend des chemins incroyablement compliqués pour rester primaire et rock'n'roll, ce groupe qu'on prend souvent pour de simples metalleux nordiques ultra techniques est pour moi l'une des formations rock les plus soniques et aventureuses de années 2000."



The Dodos - Fools
"On est tellement abreuvé, surtout depuis internet, de nouveautés, de surenchères d'enthousiasme, de soi-disant nouvelles découvertes de la blogosphère, de querelles de chapelles et d'engouements énervants que j'ai perdu la passion d'aller écouter ce que donnaient ces "nouvelles têtes". Heureusement je ne suis pas passé à coté des Dodos qui on fait à mon sens l'un des meilleurs albums de ces 5 dernières années (Visiter, leur premier). C'est frais, c'est inventif, c'est inspiré et entêtant, c'est un peu compliqué quelques fois... tout ce que j'aime !"



Programme - Une Vie
"#3 de Diabologum et le premier disque de Programme on été une grosse claque quand je les ai découverts, vers 18/20 ans. C'est intelligent, c'est novateur et osé, et on se rend compte que 14 ans après #3 (14 ans !!!!!), les sous diabologum pullulent sans qu'aucun n'arrive à la cheville des pionniers du genre.
Une vie est sur le second album de programme et c'est certainement l'un de leurs morceaux les plus efficaces, musicalement parlant mais aussi pour les parole. Une sorte de tube nihiliste ultime !"

Une vie by ABC Asia


John Coltrane - India (live au Village Vanguard)
"Coltrane est le plus grand. C'est tout, c'est non négociable. Et cette version d'India (sur le disque 3 du coffret pour être précis) est particulièrement inspirée, folle, chaleureuse, avec une énergie de groupe qui devrait servir de modèle à n'importe groupe de rock actuel."



Morton Feldman - Triadic Memories
"Un disque magnifique et lumineux où le calme, les silences, la répétition de ces motifs minimalistes me fascinent à chaque écoute. Contrairement au coté désincarné que peut parfois avoir la musique répétitive ou minimaliste, on a affaire ici à un disque profondément humain et sensuel."


ndr : allez directement sur Youtube pour regarder la suite


Dead Prez - I'm an African
"C'est avec le Wu Tang Clan et les Gravediggaz que j'ai découverts le hip hop, autour de 1995.
Dead Prez est un "vieux" groupe mais je l'ai réellement découverts il y a 2/3 ans et je me suis pris une énorme claque, notamment avec ce morceaux et son intro complètement folle. Dead Prez a aussi le bon goût de prôner la révolution et leur discours est à mille lieux des clichés bling bling et/ou gangsta que l'on entend habituellement dans le rap US."



Charles Mingus - II B.S
"J'ai du écouter ce morceaux une centaine de fois, en boucle, notamment à cause de l'intro qui a une classe folle. Je faisais pas mal de "dj set" à un moment et je commençais toujours par ce morceau, une sorte de rituel qui marchait à tous les coups !"



Albert Marcoeur - Anne Chez Elle
"Un personnage hors norme, hors circuits médiatiques, notre Zappa, notre Tom Zé à nous ! Même si quelquefois les productions sonnent d'époque (et les 80's n'ont pas toujours été très heureuses de ce coté-là ) l'inventivité de Marcoeur, sa liberté de ton font de ses disques des ovnis assez fascinants et inspirants ! là ce morceau par l'Anne Sinclair, et c'est assez génial !"

Anne chez elle by ABC Asia

Avant-goût de la playlist de Damien Mingus

On a un très beau dossier qui arrive, avec Damien Mingus aka My Jazzy Child qui nous fait écouter les musiques qui l'ont influencé – et qui nous en parle avec passion et érudition. Mais avant de plonger là-dedans, il me semble pas mal de se remettre quelques trucs en tête.

Damien et ses potes du label Clapping Music ont été parmi les artistes français les plus réjouissants des dix dernières années. Le projet My Jazzy Child a surtout fait parlé de lui entre 1999 et 2004 avec 4 excellents albums, très originaux, dont les seuls problèmes ont été de sortir cinq ans en avance sur leur temps. Je vous fait par exemple écouter Sada Soul (2003), une merveille de collision entre folk et IDM, ambiances enfantines et explosions glaçantes. Un sommet de poésie étrange et addictive.




Ces derniers temps, outre un nouvel (et génial) EP de My Jazzy Child avec Domotic, Damien Mingus a surtout été actif avec Centenaire, all star band français où il retrouve le même Domotic plus Aurélien Potier et Orval Carlos Sibelius. Pour être très sincère je ne suis pas encore fou de ce groupe et de leurs deux albums (Centenaire en 2008 et The Enemy l'an dernier), mais c'est que je suis difficile et exigeant, parce que je sais que ce sont des pointures et qu'ils peuvent aller encore plus loin. Trêve de bavardage, si vous ne connaissez pas encore Centenaire, regardez cette très enivrante prestation live qui situe bien le niveau et le talent des bonhommes.


Martial Serra

On parle d'art, pas d'idéologie. Martiale est la musique de Toroidh (Henrik Nordvargr Björkk) et Orel, martiales sont les images qu'elle inspire (et fascisants sont volontier certains fans). J'entends ici quelque chose d'Eric Serra - aux commandes d'un Panzer, je vous l'accorde. Bonne écoute, vous avez le droit de fermer les yeux.