Edito


Sur DCDL nous faisons quelques critiques de disques, plutôt rares, et qui sont faites en partenariat avec le webzine Goûte Mes Disques. La formule va évoluer, petit à petit, et nous allons être un peu plus actifs et exhaustifs sur le terrain critique. Cet été sera le laboratoire de ce changement : je vais "tester" ce que j'ai en tête avant de le valider (ou non) dans le DCDL 2.0 qui nous pend au nez. L'idée est de garder des articles fouillés pour les disques clés et de les orner d'articles moins poussés, plus expéditifs, moins rigoureux, mais plus nombreux et plus variés, histoire de se positionner un peu mieux dans le champ de l'actualité et de faire découvrir des sons de manière un peu plus structurée qu'habituellement.

Il y aura dorénavant des notes. Sur 10 pour les LP, sur 5 pour les EP, mixes et compilations. Pas de demi point ou de dixième de point. La notation sera un peu différente de ce qu'on peut voir habituellement : elle paraîtra très sévère. J'ai en fait remarqué que, tous webzines et blogs confondus, les notes tendaient presque toujours vers 7-8 et que l'écrasante majorité des jugements se faisaient dans cette zone-là. Si je me permets  de faire une traduction de ce constat, je dis qu'un disque banal, c'est quand même un bon voire très bon disque. Et c'est ça qui me gène. On a affaire à de la musique, à un art qui se veut du partage et du plaisir, donc que l'on y trouve la plupart du temps au moins un peu notre compte, c'est la moindre des choses : c'est le but premier. Or dans la critique musicale, quand on met un 5/10, les gens pensent qu'on descend un disque – comme si on affirmait par là que ce n'était qu'à moitié de la musique. Pourtant mettre 5/10, ça peut aussi n'avoir été que moyennement intéressé par le disque, ou tout simplement qu'il n'ait plu qu'à moitié. Si je me force à ne mettre que des notes entières, c'est parce que j'ai le sentiment qu'une échelle a 10 possibilités est amplement suffisante et qu'il s'agit simplement d'en utiliser toute l'amplitude. Voilà pourquoi ma notation paraîtra difficile, car le 7 habituel sera ici un 5. Que vous soyez prévenus.

Et tout ça, ben ça devrait commencer dès aujourd'hui.

3 commentaires:

mmarsupilami a dit…

Sur tes pensées sur les cotations, je partage l'analyse, ça tourne beaucoup entre 7 et 8. Habituel positif que je suis, je crois que c'est parce qu'il y a beaucoup de moyens-bons disques qui sortent.

Pour le reste, je pense que, peu importe l'échelle de sévérité de la notation, une grande majorité d'albums se retrouvera dans cette zone moyens-bons.

Pour celui qui, comme la plupart des profs d'université, a pour principe de mettre les points sur un maximum de 8 (ce qui semble ton à priori), tous les moyens-bons se retrouvent autour de 5-6. Pour celui qui est plutôt bienveillant (moi, :-) on flotte plus souvent entre les 7 et 8.

Le tout, finalement, c'est de rester cohérent.

Just my five cents!
;-)

Thibault F. a dit…

Excellente initiative ! Après, je suis ton analyse de notes (je suis l'exemple type de la notation à 7-8), mais - sauf déceptions surprise - tout le monde a tendance à critiquer les disques marquants de l'année, qu'ils aiment ou qu'ils détestent. Parce que c'est toujours facile et agréable de parler d'un disque en termes élogieux, ou de la plomber complètement. Nuancer ses propos, c'est ce qu'il y a de plus difficile dans une chronique, et ça prend beaucoup plus de temps.

Mais dans le fond, je suis quand même plutôt d'accord avec toi et j'attends avec impatience tes nouveaux articles pour voir ce qu'il en est de ton côté :)

Julien Lafond-Laumond a dit…

J'y suis pas sûr d'y arriver, parce que je suis moi-même un enfant du 7-8, mais j'aimerais essayer de faire une notation plus distendue, qui ne vise pas à tout à être définitif sur un disque qu'à juger de son intérêt. Par exemple le The National est un disque honorable, mais j'aurais pu lui mettre un 3/10 pour son terrible manque de nouveauté et précision par rapport aux précédents.C'est un souhait mais je sais pas comment je vais m'en sortir pour que ça tienne la route :)