Les danses de la pleine lune

J'ai cumulé les coïncidences étonnantes, hier. Il y en a eu une d'assez morbide : alors que la nuit passée, j'ai tout à coup voulu voir pour la première fois Les nuits de la pleine lune de Rohmer, j'apprenais le soir même son décès, auquel je ne m'attendais pas du tout. De ce film j'ai beaucoup de choses à retenir. Mais, à y voir d'un peu plus près, toute la substance narrative est condensée en une scène, une scène de danse sur la musique d'Elli et Jacno. Je vous montre cette scène, même si elle tronquée à la fin. Car d'une, c'est un formidable documentaire sur le mauvais goût d'époque (mais ces looks et ces pas de danse, quoi !), et de deux, c'est peut-être toute l'intelligence de Rohmer qui est ici, à synthétiser et anticiper en deux minutes tout ce qui est arrivé et va advenir dans le film. La danse comme pur espace narratif, donc.
Cette scène m'a donné envie de revoir d'autres danses au cinéma. Je vous montre mes préférées. La plus classe (Les Amants Réguliers), la plus euphorisante (Two Lovers), la plus bouleversante (Shara), la plus drôle (OSS 117 nid d'espion) et la plus attendrissante (Wall-E). Bon visionnage.







1 commentaires:

Hugues Derolez a dit…

Bien content que tu n'aies pas oublié Joaquin Phoenix !