Bye Bye Vic-Bird


Vic Chesnutt est parti. La nouvelle a été confirmée sur le site de Constellation. Sacrée destin, pour celui qui restera comme un des plus grands songwriters de son temps. Avec sa longévité (15 albums en 20 ans), sa foi inébranlanble en la musique (premières chansons à 5 ans, une désir impétueux à toujours faire du neuf) et son courage, je le pensais sauvé, bien accroché à une vie précaire mais tolérable. Il n'en est rien et je ne dois pas être le seul à tomber des nues : Vic Chesnutt a tenté de mettre fin à ses jours le 24 décembre et est décédé le jour de Noël. Pas un jour comme les autres pour mourir, mais on se retiendra de toute interprétation malheureuse. De même qu'on ne lui rendra pas hommage en sortant de nos tiroirs une "Christmas Song" chanté par lui : ce serait larmoyant et déplacé.
Je dois avouer que je n'aime pas grand chose dans la discographie de Chesnutt, j'ai particulièrement du mal avec ces derniers enregistrements. Mais il y a des trucs qui me bouleversent chez lui, comme son album fourre-tout About to Choke (1996) et quelques autres morceaux par-ci par-là – comme Sponge qui un vieux titre extrait de West of Rome (1991). Si je ne vois pas grand chose du même acabit dans la carrière de son auteur, l'amour que je porte à ces quelques bribes suffit à me rendre la perte de Vic Chesnutt douloureuse. Il laissera en moi une empreinte forte, avec ses joues trop creusées et sa voix bizarre.


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