Piano et grands moments du sport 2

Michael Chang est le tennisman de mon enfance. Très nettement. Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu'il était à moitié chinois. Ça lui donnait un cachet.
Un peu plus tard j'ai découvert que j'avais effectivement raison d'idolâtrer ce mec, pour son parcours ahurissant : la Gloire et l'Histoire à 19 ans et ensuite toute une carrière à courir derrière cette apothéose – avec un manque de succès plus ou moins évident. Il a eu son pic de carrière au moment où les autres de sa génération commençaient tout juste à progresser et à se dire que bon sang, les compétitions séniors c'était pas le même délire. Ce Rolland-Garros 89 aura été incroyable. Chang, inconnu pré-pubère, a le temps d'un tournoi réinventé son sport, jouant au tennis comme on joue au badminton. Il a rendu fou le numéro 1 mondial Ivan Lendl. Et comble de la belle histoire, sa victoire aura la résonance toute particulière des récentes manifestations de la place Tien An Men. En voilà un résumé sous valium parce que je n'ai trouvé autre chose :




En accompagnement un vrai standard, le I Loves You Porgy de Gershwin joué par Bill Evans. Comme toujours avec Bill, c'est d'une délicatesse et d'une concision folles.

1 commentaires:

AF a dit…

J'ai pas eu le temps de le dire, mais j't'le dis quand même (thx Patrick B.): j'aime ce post. C'est mon côté ping-pong.