Chibre lunaire



"Chibre airways"
"Chibre d'or 2009"
"Chibre de lapin"
"Chibre lunaire"
"Chibres monstrueux"
"Épaisses bites sénior"
"Le héros et son chibre"
"Le chibre de mon père"
...

Ce sont les mots clés avec lesquels certains sont arrivés sur notre blog ces deux dernières semaines. J'ai envie de dire : tendu. Mais comme je suis infiniment sympathique ou bien populiste, je vais faire un post qui vous convenir à tous nos lecteurs, à nos lecteurs "normaux" comme à ces aventuriers du web qui recherchent sur la toile la bite de papa ou celle de Jojo lapin. Ils pourront couper le son s'ils le souhaitent. Pourtant c'est du bon, Parisian Goldfish de Flying Lotus, une des meilleures choses qui soient arrivées à Warp ces dernières années. Quant à ce clip génial, il est réalisé par Eric Whareheim, dont vous trouverez plus d'infos ici.




Slow Motion 1 (Two Lovers / Richard Hawley)


La série en cours "Piano et grands moments du sport" m'a donné des idées. Cette fois le mariage que nous allons faire concerne les beaux films et les slows langoureux. Avec un souvenir ému de cinéma et une bande son mentale qui produit chez moi de grands échos.

Commençons par James Gray et Two Lovers. Un film archétypique : un homme, deux femmes, deux visions de l'amour. C'est un film qui consacre l'amour contraint sur l'amour fou, le besoin d'être épaulé sur le besoin de fourrer. C'est un film où la délibération finale se fait au fond du gouffre, au creux de la dépression, à cette proximité du vide où le mieux que rien vaut tout l'or du monde. D'où l'ambiguïté bouleversante entre happy et sad ending, avec l'amour qui se confond avec le reconfort et le bien chez soi. C'est plan plan, un peu réac, mais surtout incroyablement beau et cruel. Les trois derniers plans sont vertigineux, Vinassa Shaw et Joaquim Phoenix dans les bras l'un de l'autre, elle qui ferme les yeux de soulagement et lui qui les garde ouverts, hagards, l'incertitude béante dans son incapacité à se laisser aller. Il n'a peut-être pas fait le bon choix mais c'était ou ça ou rien du tout.
Le plus insondable peut-être dans la mise en scène de James Gray est qu'il découle de cette forme de pragmatisme amoureux quelque chose d'étonnament romantique. Peut-être parce qu'aujourd'hui, rester sur place, surveiller ses arrières est devenu quelque chose de courageux. C'est l'acte de bravoure de ce taré de Joaquim Phoenix : être raisonable.

La vidéo suivante reprend une bonne partie des moments forts du film. En particulier les derniers plans dont je parle plus haut. Une chose cependant, coupez le plus vite possible la musique. Et mettez celle que je vous propose à la place, Open Up Your Door de Richard Hawley. Elle va à merveille.



Slow Motion by ABC_Africa

Cold Wait


Ian Pooley c'est l'inverse du cochon. Tout n'est pas bon. Mais quand on tombe sur le bon morceau, aie aie aie. Cold Wait, sorti en 98 sur l'album Meridian est à l'exacte intersection entre chicago house et detroit techno. Le groove de l'un, les synthés de l'autre. Je suis amoureux de la basse.

Cold Wait by Julien_weerasethakul

Photographie de Nadia Gauvin

Sugar Plum Fairy


Une tourneuse fraiseuse et quelques coupes à champagne.
Armonica de verre en français.


Jean-Copter


Vous commencez à le savoir, l'univers banger, les sauteries fidget et compagnie, c'est pas outre mesure ma came. Mais ça veut pas dire que j'en ai rien à secouer, la preuve avec ces quelques titres.

Classixx - Cold Act III (extended mix)
Gros buzz du moment, Classixx. Ils ont tendance à plus faire dans l'électro-disco, mais quand ils s'essaient à quelque chose de plus dancefloor ça marche comme sur des roulettes. Parce qu'on sent très vite que mélodiquement, ce ne sont pas des brutes épaisses.

Culliver by Julien_weerasethakul


Sidney Samson - Riverside (Matt Cox remix)
Autant l'original est vraiment putassier (, je te dis), autant Matt Cox arrive à en faire un truc vraiment. Le squelette fidget est on ne peut plus classique, mais le travail sur les samples donne un tout autre charme à ce titre.

Ropiter by Julien_weerasethakul


Aquilaganja - Rok Da Dance (Defunct's Jackin Remix)
Du rythme, du rythme. Pas grand chose d'autre dans ce morceau, mais un fucking groove sans esbrouffe qui me plaît bien.

Vuper Becker by Julien_weerasethakul


Au fait, je me posais une question. Est-ce que vous savez que vous pouvez télécharger absolument tous les titres que l'on vous présente avec Soundcloud ? Je préfère le préciser parce que le geste n'est pas du tout intuitif. Il faut cliquer à droite du lecteur sur la flèche descendante et apparaît ensuite un lien pour le téléchargement direct. Facile mais fallait le savoir.

Piano et grands moments du sport 2

Michael Chang est le tennisman de mon enfance. Très nettement. Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu'il était à moitié chinois. Ça lui donnait un cachet.
Un peu plus tard j'ai découvert que j'avais effectivement raison d'idolâtrer ce mec, pour son parcours ahurissant : la Gloire et l'Histoire à 19 ans et ensuite toute une carrière à courir derrière cette apothéose – avec un manque de succès plus ou moins évident. Il a eu son pic de carrière au moment où les autres de sa génération commençaient tout juste à progresser et à se dire que bon sang, les compétitions séniors c'était pas le même délire. Ce Rolland-Garros 89 aura été incroyable. Chang, inconnu pré-pubère, a le temps d'un tournoi réinventé son sport, jouant au tennis comme on joue au badminton. Il a rendu fou le numéro 1 mondial Ivan Lendl. Et comble de la belle histoire, sa victoire aura la résonance toute particulière des récentes manifestations de la place Tien An Men. En voilà un résumé sous valium parce que je n'ai trouvé autre chose :




En accompagnement un vrai standard, le I Loves You Porgy de Gershwin joué par Bill Evans. Comme toujours avec Bill, c'est d'une délicatesse et d'une concision folles.

DCDL III, dancer in the dark

Visuel DCDL 3 - soundscriber
©Romain Parlier

Soundscriber - DCDL III by deschibres&deslettres

Soundscriber - DCDL III

01.Capricorn_20Hz
02.Precious System_The voice from planet love (Dixon edit)
03.Andrew Weatherall_All the little things that makes life worth it
04.Dj Koze_40 Love
05.Photonz_Night at the prairie
06.Midnight Mike_United (Naum Gabo remix)
07.Mock & Tof_Brownbred (Invicible Scum remix)
08.The Horrors_Shadazz
09.Plein Soleil_Let's sway
10.Arnold Javis_Take some time out (Basic Soul Unit remix)
11.Seymour Bits_Watskeburt (Dexter edit)
12.B.D.I_City & industry
13.Jason Fine_Human need (Heinrich Mulller Remix)
14.Water Lilly_Mistfits fuzz (Sinner DC remix)
15.Dark Days_No, nothing, never

"Pour le DCDL III nous avons convié dans nos colonnes Soundscriber. Pour plusieurs raisons. La première, évidente, est que ce dj nous est apparu comme doué. Doué et exigeant, pas du genre à nous bâcler un mix avec des transitions approximatives et des beats qu'à moitiés calés. La deuxième raison, et pas des moindres, est que l'univers musical de Soundscriber n'est pas le nôtre. En tout cas pas l'univers qu'il nous présente ici (allez voir ici chez nos amis de Peur Bleue pour un mix d'une coloration bien différente). Nous cherchons dans notre série de mixes à brasser large, à rogner dans tous les styles. Et ce n'est pas nous qui pourrions de nous-même vous proposer un mix comme celui-ci, noir et vénéneux, à mi-chemin entre minimale barbelée et new-wave suintante. Pour ces raisons et bien d'autres encore, nous avons fait le bon choix en invitant Soundscriber. À vous maintenant de nous donner raison."

Soundscriber sur MySpace
Soundscriber sur Facebook

Beat that beat with a beat

En ce moment, dans beaucoup de charts de djs on retrouve Beat That Bird de Justin Martin et Claude Vonstroke. Bon, c'est pas mal mais je suis quand même assez peu convaincu. Ce que peut-être tout le monde ne sait pas, c'est que Beat That Bird est une relecture, comme Miss Kittin l'a également fait il y a quelques temps. Relecture de Beat That Bitch de Johnny Dangerous (aka Foremost Poets), titre sorti initialement en 1997. Et le moins que l'on puisse dire, c'est cette torture-house n'est pas un truc de tapettes.




Oui, vous avez bien entendu au moins 70 fois "i'll beat that bitch with a bat". Ce qui est assez rigolo, c'est que cette légende de la house a un homonyme. Et cet autre Johnny Dangerous n'est rien de moins qu'un chef de file de la scène hip-hop gay. La preuve en images. Je n'ai pas regardé le clip en entier et vous n'êtes pas obligé de me raconter.

Japanese jazz-rock

Après la version brésilienne et le clone de Christophe, voici le jazz-rock à la sauce Wasabi. Musicalement on est assez proches de ce que font les Américains de The Bad Plus. Mais il y a en plus un esthétique sublime. Mattez-moi ce clip, ça vaut le coup.



Ha j'oubliais, le groupe s'appelle Mouse On The Keys et le morceau Saigo No Bansan, que l'on retrouve sur l'EP Sezession.

Brazilian Christophe


Vous trouvez pas une vraie ressemblance avec notre Chri-Chri national ? Bon musicalement c'est pas le même délire, puisque Maria Garcia fait dans le jazz-rock samba. Voici un extrait de Sr. Cisne, sorti en 1982. Ne cherchez pas, vous ne le trouverez pas sur amazon.


Por Do Sol Em Montevideo by ABC_Africa

Darby, la petite fille qui voulait une...




Julien, c'est le psy du blog. Donc, question à Julien : ça veut dire quoi ce truc?

French Old Cosmic Disco

Aujourd'hui, rapidement, une petite sélection : le meilleur du cosmic disco d'époque en France. Composés en 2009, ils seraient tous signés dans la minute par Italians Do It Better.











Sans rire, ça démonte, non ? Magic Fly de Space est un monument personnel. Quant à Sheila ou Amanda Lear, on peut dire qu'elles ont un jour été futuristes. Dernière anecdote, le producteur de Rockets n'est autre que le père de Jordy. Classe.

DCDL II, valses de Vienne

Revelation In Slow Motion from Kevin Morel-Fontaine on Vimeo.


La Kustom! - DCDL II, La dame blanche des Habsbourg by deschibres&deslettres


La Dame Blanche des Habsbourg

1.Blaze: Do you remember house (Solid Groove remix)
2.Noob & Brodinski: Peanuts Club
3.Kolombo:LOL (Kolombo remix)
4.Dan M & James Braun:Lesson part 2
5.Kenta Slash Demon: Singla
6.Ugod: Ugodzilla (Yuksek remix)
7.The Tuss: Shiz Ko E
8.Toddla T: Manabadman (Andy George remix)
9.Major Lazer: When you hear the bassline (Dance Area remix)
10.Chuckie: Let the bass kick
11.Catz 'n Dogz feat. Pol On: Me
12.Das Glow: I want to wake up with you
13.Tahiti Boy & The Palmtree Family: 1973 (Para One remix)


La Kustom! sur MySpace

Folkloric Booty Place

Aurélia


Un petit conseil de téléchargement gratuit ici. C'est Aurélia de Gérard de Nerval offert, en texte intégral. Plutôt que de tenter d'en faire maladroitement la pub, je laisse François Bon s'en occuper :

"Proust, Breton, Gracq... Qui ne saurait pas l’importance d’Aurélia, séparée des Filles du feu, témoignant du dernier Nerval avant son suicide, décrivant hallucinations et rêves, mais témoignant de la résistance de Nerval, refusant les crises de folie et l’enfermement, et pour cela s’en allant heurter l’écriture à l’hallucination même, à la perte de réel quand elle passe du rêve à la rue ?

Un texte si vivant qu’il en fait mal. Il faut en disposer sur son ordinateur, sur sa tablette numérique, l’avoir à disposition pour la recherche plein texte. Nous vous l’offrons sur publie.net, manière de faire le point avec vous, nos visiteurs, sur là où nous en sommes de la mise en page numérique, de la lecture en ligne sur feuilletoir, ou via téléchargement pdf.

Il vous suffit de créer un compte, ou bien, si vous êtes déjà inscrit, de cliquer sur le panier pour qu’Aurélia s’ajoute à votre bibliothèque numérique.

Bonne lecture !"

Et pour se reposer avant le DCDL II mixé avec les muscles par La Kustom !, rien de tel qu'un petit soft rock un brin désuet. Il s'appelle David Arthur Brown, aime bien le classic rock et les sons un peu exotiques. Et il a été un musicien de Beck. À suivre Inland Empire Freeways, avec une dominante spoken word et un joli orgue Hammond sur le refrain.

Inland Empire Freeways by ABC_Africa

Kayo Dot


Je les ai vus en concert lundi pour la première fois alors que Choirs Of The Eye est mon album préféré depuis grosso modo sa sortie, 2003. Et ce qui est marrant c'est que contrairement à la plupart des groupes qu'on aime depuis trop longtemps, je n'ai pas eu une pointe de nostalgie. Le plaisir était actuel, dans l'ici et maintenant.
J'ai il est vrai plus tendance à poster sur DCDL des trucs que je viens de découvrir. Il me faut à chaud faire partager. Mais là je fais exception, et cela n'a donc rien à voir avec une quelconque réminiscence post-adolescente : Manifold Curiosity de Kayo Dot est pour moi un morceau essentiel, peut-être le plus grand de la terre – oui – et en ce sens-là, placidement, méthodiquement, je me dois de le faire écouter au plus grand nombre. Je ne le dirai pas souvent, mais soyez attentifs !

Manifold Curiosity by ABC_Africa