Sont fous ces japonais



"BANZAI"

Piano et grands moments du sport 1

Un peu comme les éditions Atlas, Altaya ou Del Prado, DCDL vous proposera pendant quelques temps une rétrospective de petits bouts d'histoires sportives. Avec un bonus exclusif : un morceau de piano pour accompagner la vidéo Youtube. Et puis après nous essaierons peut-être un truc sur les races de poneys ou les gâteaux de notre enfance. Si ça fonctionne bien sûr.

Commençons avec un peu de basket NBA et la demi-finale de conférence des playoffs 2004. Cinquième match de la série entre les Spurs (champions en titre) et les Lakers. Cinq secondes de la fin et les Lakers mènent d'un point. Balle au Spurs, défense admirable des jaunes. Ginobili glisse à Duncan qui est repoussé sur l'extérieur par l'envergure du Shaq. Quelques dribbles de Tim Duncan pour tenter de se défaire de son vis-à-vis, fade-away jumpshop "ave maria" en déséquilibre et ça rentre ! Shoot incroyable de Duncan, totalement contre-nature. On pense naturellement les Spurs vainqueurs. Mais il reste 0,4 secondes de jeu. La suite en images.





Au piano maintenant s'installe Charles Mingus. On le connaît surtout comme compositeur, chef d'orchestre et bien sûr contrebassiste. Mais il a aussi enregistré "Mingus plays piano" en 1963. Ce n'est techniquement pas le musicien le plus impressionnant, mais il y a toujours le truc Mingus, inqualifiable et génial.

Myself When I Am Real by deschibres&deslettres

L'âme de la nature

Andy Goldsworthy est un artiste britannique rattaché au courant land art. Pour faire bref, Goldsworthy utilise la Nature - objets non manufacturés et environnement extra urbain - comme matière et support-lieu de son art. Tantôt fragiles et éphémères, tantôt monumentales et permanentes, ses créations traduisent sa compréhension d'une Nature souple et fluente : «Mouvement, changement, lumière, croissance et altération sont l'âme de la nature, les énergies que j'essaie de faire passer à travers mon travail. » Ça sonne un peu new age, mais dieu que c'est beau.




Pour les hippies qui auront aimé, je conseille de regarder aussi du côté de Robert Smithson. Et puis, parce que la b.o de ce petit clip est un peu trop electronica gnangnan à mon goût, je propose d'accompagner ces belles images avec la musique des folkeux The Joy of Nature, Arrowwood ou Plants.

Merci à MogariNoMori.

Là d'où tout est parti

Quatre titres que je vous balance à la suite. Il y a pour pas mal de goûts : la "sick house" de Todd Edwards, le nu-jazz du très sous-estimé Ludovic Navarre (on s'est pas mal moqué de St Germain alors que c'est vraiment super bien) et les deux instrus hip-hop des légendaires J Dilla et Pete Rock. Vous comprendrez bien vite le point commun entre tous ces morceaux. On se retrouve après pour en parler.












Donc, évidemment, vous êtes pas bouchés. Vous avez remarqué que le sample est à chaque fois le même. Maintenant on peut vous dévoiler le morceau à l'origine de tout ça. Le groupe s'appelle 100 % Poison, c'est du funk, et le morceau s'appelle Windy C. Et puis c'est très bien.


Là d'où tout est parti by deschibres&deslettres

ABC Africa ouvre le bal : DCDL I

© Andréa Fradin

DCDL I by deschibres&deslettres


ABC Africa - DCDL I

1. Snoop Dogg - Sensual Seduction
2. Aril Brikha - Otill
3. Kevin Gorman - Nearly (stepper version)
4. Carl Craig - At Les
5. Jesse Somfay - Good Morning Strange Light
6. Ramadanman - Humber (Sven Weisemann's Rumber Remix)
7. Catrat - Freedom (Jay Haze Main Mix)
8. Kai Alcé - Broken Headlights
9. Coco Malente - Turkish Cigarettes
10. Scott Grooves - The Journey (Full Journey Mix))
11. Agoria - Haiku

Avec ce bien nommé DCDL I, nous entamons la série de sélections mixées promise depuis longtemps déjà. Julien ouvre le bal avec élégance : au programme, deep house et detroit techno. Nous tâcherons de maintenir un rythme de publication mensuel. Pour ce faire, il nous faudra très certainement trouver de nouvelles recrues.
A bon entendeur, salut.

Haut les mains, peau de lapin

Un belle vidéo vaudra mieux qu'un long discours. Night of the Lepus – Les rongeurs de l'apocalpyse en français – est une série B imparable. Et c'est encore mieux quand on l'écoute en même temps que Get On, bombe house de Frank Booker.





Get On by Julien_weerasethakul


Nota Bene : regardez bien à 2min39, vous comprendrez le titre de ce billet.

Julee Cruise, avant-hier et aujourd'hui

Elle est inoubliable, guest dans Twin Peaks, muse de Lynch et Badalamenti, respectivement parolier et compositeur de son premier album Floating In Space. C'était à la toute fin des années 80. Personne n'a oublié Falling et l'interprétation surnaturelle de Cruise. Pour les retardataires :




Elle est un peu rentrée dans le patrimoine du bon goût, cette femme. Un espèce de mythe semi-underground qu'il est toujours bon d'évoquer avec émotion. Mais on ne la relie qu'à un contexte, à un son particulier, comme si ça n'avait qu'un rêve évaporé. Pourtant Julee Cruise existe toujours, encore une fois en invitée. Elle continue à poser sa voix sur des projets plus ou moins obscurs. Quand elle fait parler d'elle, c'est à propos de featuring affreux, avec par exemple ce scandaleux If I Survive d'Hybrid en 1999. Mais il y a des choses à mettre en lumière, des collaborations fort précieuses dont nous allons donner deux exemples. Deux disques auxquels Julee Cruise a participé et qui sont honteusement méconnus.


1 Time Of Orchids : Sarcast While (2005)

Signé sur Tzadik, le label de John Zorn, on doit déjà se dire que ce n'est pas un disque aisé. Effectivement, c'est le pure musique d'avant-garde, bien déviante, mais quelle originalité ! Ils sont à mi-chemin entre grosso modo la dream pop Cruise-Badalementi-Lynch et les expérimentations furieuses de This Heat.
A Mine To Hide, que nous mettons en écoute, possède une mécanique cold-indus bien froide. Et par vagues, tout se réchauffe et s'envole, grâce en autres aux coeurs angéliques de Julee Cruise. Écoutez, vous n'entendrez pas deux fois des chansons comme ça.

A Man to Hide by Julien_weerasethakul



2 Pluramon : The Monstrous Surplus (2007)

Là, pas de problème, on tient à l'aise un des cinq albums shoegaze de la décennie. Pluramon, c'est le projet de Marcus Schmikler, qui, comme vous vous en doutez, est allemand. The Monstrous est vraiment le meilleur disque de Pluramon, le plus accessible et en plus pas le moins intéressant. Quant à Border, ce titre est juste une apogée du shoegaze dans sa forme la plus pop.

Border by Julien_weerasethakul



Un dernier bonus avant de partir : Julee Cruise reprenant Summer Kisses Winter Tears d'Elvis sur des extraits de Tears of the Black Tiger, un film Thaï particulièrement Thaï...


Indie Spears


Joan As Police Woman, c'est le projet musical de Joan Wasser, ex de Jeff Buckley et très belle chanteuse-violoniste à intonations soul. Pendant sa dernière tournée, elle vendait sur son stand un album de "covers" très étonnantes, de Nina Simone à T-Pain en passant par... Britney Spears. Parce qu'Internet est ce qu'il est, on peut, en fouillant quelques minutes, trouver à quoi ressemblent toutes ces reprises. Celle d'Overprotected a particulièrement attiré mon attention. J'ai d'abord été surpris par la sobriété de cette relecture : pas de chichi, on aime la ligne vocale de Britney donc on la reprend telle quelle. Juste, ce qu'il y en a plus dans cette version, c'est l'instrumention que je trouve très intéressante et qui me rappelle Tortoise. Grand classicisme de façade qui mute petit à petit en psychédélisme très agréable. C'est très bien et on se demande du coup : à quand la reprise blues de Sur un air latino ?

Indie Spears by Julien_weerasethakul

Hoax Funeral

Ils ne le disent pas, ils veulent se faire passer pour un groupe folk comme les autres, mais les Hoax Funeral ont vraiment un petit côté "heavenly voice" que j'aime beaucoup. C'est légèrement désuet au niveau vocal (écoutez les paroles aussi, on dirait du Current 93), mais l'ambiance créée par les guitares vaut son pesant de cacahuètes.


Zvukbroda


Svukbroda c'est un duo croate, de Zagreb, composé de van Slipčević et Tomislav Domes. Ils font du disco assez psychédélique et vraiment chouette. Bon, si je vous en parle, c'est pas pour rien, c'est pas pour leurs beaux yeux, mais parce qu'ils viennent de mettre leur nouvel EP en téléchargement gratuit. Je vous le conseille parce que d'une, ça mange pas de pain et, de deux, c'est un ouvrage d'une très belle qualité.

Vous trouverez ICI le lien qui va bien.

Chinese Mood


L'an dernier, à peu près la même époque, je découvrais Trompeta de Sis. Minimale + folklore de l'est : c'était fait pour moi. Et d'ailleurs pas que pour moi, vu que Trompeta a certainement été un des titres les plus joués depuis dans tous les bons clubs.
Un an plus tard, c'est au tour d'Italoboyz de me procurer un nouveau dépaysement de luxe avec son anagramme. Cette fois, pas de fanfare et de Kusturica à l'horizon mais une balade en terres chinoises. Enjoy.

Chinese Mood by Julien_weerasethakul

Yéti des eaux



Il s'appelle Hermeto Pascoal et il est un des musiciens les plus beaux et bizarres que j'ai pu connaître.