Cobalt


Sublime pochette un brin tendancieuse, n'est-ce-pas ? On se dit : encore un groupe de black metal d'Europe de l'Est, voici le loisir premier du plombier polonais. Mais la chose est un peu plus intéressante que ça. Cobalt n'est vraiment pas un groupe doublon, ni musicalement, ni identitairement. Ils sont américains tous les deux et un océan les sépare. Tandis que machin est tranquille au pays, qu'il joue de sa batterie pour les tournées de Jarboe (on t'aime !), Phil McSorley est en Irak, sergent pour l'armée et dans la merde jusqu'au cou.
Ne me demandez pas comment ils font pour sortir des disques ensemble, je sais merci qu'Internet existe mais cela doit tout de même être rude et compliqué. McSorley, arme au poing, réfléchissant à la tenue de son hurlement sur tel ou tel riff, elle est pas belle la vie ?

En terme de composition on se retrouve assez loin du black metal. On a plutôt affaire à un melting pot entre stoner, sludge, trash, black, death et prog. C'est très varié dans l'attaque façon boucher et surtout très bien écrit. Un gros pouce levé pour le travail rythmique et percussif, très puissant et travaillé, tribal comme il faut.
En lien, A Starved Horror, assez lent et mélodique, de quoi ne pas totalement effrayer ceux qui s'aventureraient à écouter Cobalt.


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