"OUI à la fumée dans les bars et OUI aux dépressions alcooliques" by Matt Elliott

Si j'avais plus de courage, je me lancerais dans une grande biographie de Matt Elliott. J'expliquerais aussi comment je l'ai découvert, ce qu'il a représenté à une période donnée. Je raconterais le concert où je l'ai vu, l'an dernier, dans un public de vingt pelés (pas des footballeurs, non). Mais merde, j'ai autre chose à faire, donc je vais aller à l'essentiel : Matt Elliott est un des songwriters les plus admirables aujourd'hui. Sa carrière possède deux temps bien distincts, d'abord sous le pseudo Third Eye Foundation, dans un style de drum'n'bass très noir et mélancolique, et désormais sous son patronyme civil, avec une guitare, pour des chansons au folkrore slave très poussé. Dans cette ambiance de bar dégueulasse où tout le monde vomit et expie ses malheurs, il n'y a bien que Tom Waits à pouvoir lui faire de l'ombre.
Je fais un topo dessus aujourd'hui parce qu'il vient de sortir son quatrième disque solo, qui semble clore la trilogie des songs. Après les Drinkings Songs et les Failing Songs, voici les Howling Songs. Et en effet, Matt Elliott renoue avec des murs de sons qu'on avait pas entendus chez lui depuis longtemps. Sur un bon tiers du temps de l'album, les guitares s'électrifient et les violons tziganes pleurent dessus. Je ne peux pas encore aller plus loin, il faut beaucoup de temps pour apprivoiser ces chansons difficiles.
Je vous mets, dans l'espoir que cela vous plaira, un nouveau au crescendo foudroyant, Something about Ghosts.

3 commentaires:

Hugues Derolez a dit…

Désolé d'être celui qui doit te dire ça mais, dude, tu as un problème avec tes titres.

Julien Lafond-Laumond a dit…

Qu'est-ce qu'ils ont mes titres ?

Hugues Derolez a dit…

Dès qu'ils dépassent une ligne ils sont très proches, se superposent presque. Ca me fait ça sur deux pc. Pas chez toi ?